Voyage à Porto sur un air de Fado

Voyage à Porto

Fin mars, juste avant de m’envoler pour la Jordanie, j’ai renoué avec mon premier amour.
Attendez ne partez pas, je parle là de voyage en solo et en totale impro, un peu comme un joli morceau de fado.

J’étais rentrée un peu blasée de Berlin et Prague, sans savoir qui d’elles ou moi étaient restées à distance. Je vous ai observé et même lancé des regards insistants mais vous n’avez jamais eu assez de répondant. Du street art débordant, des rues pavées et des monuments au look d’antan, des restaurants vraiment alléchants… non rien de tout ça n’aura été suffisant. Je ne sais si ce fut une histoire de rencontres manquées ou si cela n’a simplement pas matché entre nous mais toujours est-il que je vous ai quittées sans regret.

Lorsque je suis arrivée à Porto, ce fut un tout autre topo (oui je l’ai cherché loin celle-ci!). Tu m’as donné tout ce dont j’avais besoin et tu es même allé plus loin. J’étais en terrain familier et tu m’as fait penser à la belle Valparaíso sous bien des aspects.

Voyager et flâner à Porto

J’ai pu flâner librement, m’attarder sur tes détails élégants et très vite prendre goût à ta douceur de vivre et la gentillesse de tes gens. J’ai immédiatement retrouvé ce qu’il m’avait manqué et je crois bien que cette fois-ci le coup de coeur était partagé : simplicité, hospitalité, générosité et beaucoup de chaleur (humaine parce que je me suis bien caillée et même trempée).
Je ne t’ai pas beaucoup photographiée certainement pour mieux te regarder et au final mieux te garder… En fait, je crois que je me suis sérieusement amourachée.

La control-freak, l’emmerdeuse à la petite mais cinglante voix m’a pourtant glissé que je m’y suis mal prise, enfin que je ne m’y suis pas prise du tout vu qu’il n’y a eu aucun préparatif. Elle m’a reproché que je n’avais pas vu la moitié de la ville, que je n’avais pas visité les musées que je souhaitais ou exploré certains quartiers. Il paraîtrait même que je me suis souvent levée trop tard, que j’ai pris le train dans le mauvais sens car encore dans le coaltar. Manque d’efficacité, des journées clairement pas optimisées, elle a fini par me glisser un « Boulet » ! Elle pouvait continuer à me parler, moi j’étais bien et c’était tout ce qui importait !

La tête ailleurs, les yeux et le sourire rieurs, une musique dans le coeur… à Porto j’ai retrouvé la symphonie du voyageur.

Voyage à Porto sur un air de Fado

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